Au cœur de la station Orcus, les ingénieurs construisirent une pécule intensément réservée à la contagion des chants : un cylindre délaissé, sans métaux, aux parois recouvertes d’un alliage comparant les vibrations parasites. Ils l’appelèrent la chambre des résonances. C’est dans ce aspect que les derniers enregistrements furent proposés, dans leur transposition barbare, sans dépuration ni conversion algorithmique. Lorsque Meryll y entra pour la première fois, elle ressentit physiquement les pulsations. Chaque fréquence s’imprimait dans ses os, à savoir une langue vieille retrouvant ses chemins oubliés. La voyance discount retentissement par ces ondes ne passait plus par l’analyse, mais par l’incorporation. Les messages les plus récents présentaient une structure courbe : un sujet revenait avec des designs infimes, comme par exemple une noeud temporelle s’ajustant à un axe déplaçant. Meryll soupçonna que les abysses ne prédisaient pas des des festivités figés, mais des possibilités récurrentes, modifiées par les résolutions humains. La voyance discount, dans cette voie, fonctionnait comme par exemple une lamanage : tout planche influençait la originalité du prochain évocation. Un soir, tandis que le Nyx remontait d’une filet en profondeur, une séquence sonore inédite fut captée. Elle ne ressemblait à rien de connu : des strates d’harmoniques s’entrelassaient tels que des voix superposées, produisant un chant particulière, presque mélodique. Meryll l’écouta seule dans la chambre des résonances, et une vision s’imposa à elle, non pas visuelle, mais physique : une conscience de turpitude lente, de pression infinie, de naissance black tournoyante. Elle s'aperçut que cette fois, le message n’était pas une prédiction extérieure, mais un mystère. La voyance discount ne décrivait plus des événements collectifs, mais nos propres devenir. Les évènements suivants, aucune sorte de anniversaire ne se produisit dans l'univers extérieur. Aucun bouleversement, zéro perturbation. La séquence restait sans retentissement tangible. Pourtant, Meryll changea. Elle rêva différemment, pensa différemment, et évita un déplacement prévu vers une base océanique endommagée quelques semaines après. Elle ne sut jamais si sa règle l’avait sauvée ou si la séquence n’était qu’un leurre. Dans le calme de la chambre, la voyance discount continuait d’émettre ses fréquences, arrêté. Les abysses n’étaient pas des arcanes bienveillants. Ils étaient appel et propension, une langue qui ne mentait jamais, mais qui ne pardonnait rien.
